Le choix de faire le métier d’architecte est né pour Pierre-Louis Faloci d’une “ obstruction visuelle ”.

L’édification d’un immeuble devant la maison familiale a effacé pour lui, à l’âge de 13 ans, “ la vue ” de son enfance sur Nice, sur la baie, la mer, le rocher, les collines, les pré-Alpes. Ce “ choc optique ” va accompagner toutes ses recherches sur la question de l’architecture et du paysage comme un tout. Recherches qui vont porter particulièrement sur la culture du regard dans l’histoire de l’art, l’origine de la perspective, la photographie et surtout le cinéma (image fixe / image mouvement).

Ainsi, à travers l’enseignement et les projets, sont nées plusieurs convictions :

  • l’histoire sourde du lieu (composer avec les traces oubliées de l’histoire) ;
  • l’éclatement contemporain de la chambre obscure ;
  • l’esthétique de la menace (composer avec l’inondabilité, la pollution, le bruit, la récupération, la catastrophe et l’architecture de l’urgence) ;
  • la sédimentation optique (prendre conscience que toute intervention d’architecture et paysagère a un impact sur le proche, le moyen et le grand paysage).

Ces convictions impliquent une manière de travailler où la culture du regard vérifie en permanence la tenue du projet. Elles sont une cause qui exige de prendre le temps de concevoir pour garder du sens dans une période en pleine accélération.

pierre louis faloci
Learning Center – DUNKERQUE ©Pierre-Louis FALOCI architecte – photo Daniel OSSO
       © Daniel OSSO

Pierre-Louis Faloci, Grand Prix National d’Architecture 2018, dispensera la traditionnelle conférence phare de fin de congrès, qui portera cette année sur « Patrimoine et Architecture Contemporaine », soit le vendredi 25 octobre.



Musée LENS’14-18 ©Pierre-Louis FALOCI architecte – photo Daniel OSSO
Centre Civique – VAL DE FENSCH ©Pierre-Louis FALOCI architecte – photo Daniel OSSO
Centre Civique – VAL DE FENSCH ©Pierre-Louis FALOCI architecte – photo Daniel OSSO

Une conférence de l’architecte Bernard Desmoulin, « Réfléchir à ce qu’est pour nous la modernité » suivie d’une table ronde « Transition du patrimoine bâti et redynamisation urbaine, des réponses locales pour un enjeu européen » interviendront le jeudi 24 octobre.

La journée du samedi 26 octobre sera elle consacrée à des visites architecturales, dont la Bibliothèque humaniste de Sélestat, qui vient de faire l’objet d’une rénovation extension par Rudy Riccioti et Thalès, et le Musée Unterlinden de Colmar restructuré par Herzog & De Meuron.

70 partenaires seront quant à eux à la disposition des architectes pour leur faire découvrir des nouveaux produits et services et répondre à leurs questions.

Congrès électif et festif, il permettra à l’Unsfa de rebondir sur ses 50 ans au service des architectes pour réaffirmer et marquer ses positions et pour se projeter vers de nouveaux combats.